mardi 17 mars 2009

Veau à l'orange

Je cuisine quasiment jamais le veau.
Je ne sais pas... c'est une viande qui ne me plaît pas plus que ça.
Bon, et puis là je me suis lancée et franchement j'ai bien aimé.
L'arôme de l'orange est subtil mais néanmoins présent.

Pour 4 personnes
  • 600g de veau (type viande pour osso-buco)
  • 1 oignon
  • 2 oranges
  • 3-4 tomates
  • herbes ou épices au choix
  • bouillon cube de légumes
  • 1 c à soupe de fond de veau
  1. Faire revenir les morceaux de veau dans un filet d'huile avec l'oignon.
  2. Quand c'est bien pris, rajouter les tomates coupées grossièrement.
  3. Assaisonner à votre convenance : sel, poivres, herbes de Provence, paprika... puis recouvrir d'eau (2 petits verres) et du jus des 2 oranges.
  4. Faire mijoter sur feu doux pendant une bonne heure. La viande doit être fondante, tendre et se délier facilement.
Servir avec des légumes croquants au choix et/ou des pâtes fraiches ou du riz complet.



dimanche 8 mars 2009

Coucou aux 2 viandes à l'orientale

En ce dimanche midi, ça sent bon à la maison, une odeur d'épices
et nous voilà embarqués vers les pays du Maghreb...
Tout cela grâce au "Coucou aux 2 viandes à l'orientale"
qui mijote tranquillement depuis une demi-heure.
Un coucou ? Pourquoi un coucou ???
En fait c'est un couscous mais comme c'est une recette légère,
il a perdu ses deux "s" en route !

Très parfumé, je vous propose de partager ce plat léger
mais convivial en famille ou entre amis sans aucun complexe.
Bon bien sur, il ne faut pas vous lâcher sur le dessert
avec des cigares aux amandes ou autres sucreries du genre...
non, non, imaginez plutôt une belle petite salade d'agrumes
à la fleur d'oranger servie avec un thé à la menthe.
Là, ce sera parfait !

Pour 6 personnes
  • 1 courgette
  • 2 oignons
  • 1/2 poivron rouge
  • 1/2 poivron jaune
  • 2 tomates
  • 2 carottes
  • 1 petite boîte de pois chiches
  • 3 blancs de poulet
  • 4 steaks hachés maigre
  • 1 jaune d'oeuf
  • Cumin, paprika, sel, poivre
  • Coriandre
  • 1 cube bouillon poulet
  • 1 cube bouillon légumes méditerranéens
  • 360g de graines (moyennes) à couscous

  1. Découper les filets de poulet en très grosses lanières et les arroser d'un filet d'huile d'olive.
  2. Préparer les boulettes de viande : émietter les steaks hachés dans un grand plat, ajouter du cumin + paprika + sel et poivre (dans vos quantités habituelles), ainsi que de la coriandre ciselée. Bien mélanger à la main puis ajouter un jaune d'œuf pour amalgamer le tout. Former des boulettes pas trop grosses (pour faire environ 12 à 15 boulettes).
  3. Laver, éplucher si besoin, et découper grossièrement les légumes en mettant d'un côté les carottes + les oignons + les poivrons et de l'autre les tomates + les courgettes.
  4. Dans une cocotte à fond anti-adhésif, faire revenir les lamelles de poulet. Réserver. Puis faire de même avec les boulettes de bœuf . Réserver.
  5. Dans la même cocotte, faire revenir les carottes + les oignons + les poivrons puis insérer les pois chiches rincés et égouttés. Ajouter dans un second temps les tomates + courgettes.
  6. Intégrer de nouveau des épices : cumin + paprika + sel et poivre (dans vos quantités habituelles), ainsi que de la coriandre ciselée.
  7. Couvrir d'eau et rajouter les viandes + les 2 cubes bouillon. Mélanger, couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 30 à 45 minutes (les carottes doivent être fondantes).
  8. Avant de servir, préparer la semoule : mettre dans un plat creux 360g de graines de couscous et arroser avec 540ml du bouillon obtenu pendant la cuisson des légumes/viandes. Remuer, couvrir et laisser prendre pendant 5 minutes. Puis égrainer avant de servir.
A table !





lundi 2 mars 2009

Spirales de Sabre au pesto et courgettes


En ce moment je suis très poissons et légumes.
Hier j'ai cuisiné un poisson que je ne connaissais pas,
encore une première : le Sabre.

C'est un poisson blanc très tendre et très long,
ce qui permet une préparation "roulée".

Je l'ai préparé avec de la sauce pesto et des courgettes,
c'était vraiment très bon.


  1. Étaler les sabres sur votre plan de travail. Si très grande longueur, les couper en 2 pour faire des plus petites spirales (plus jolies à l'œil et cuisson mieux répartie).
  2. Tartiner les sabres de sauce pesto (une maison ou celle de "la ferme du sart" pour ceux qui habitent dans la région de Villeneuve d'Ascq, très bonne) et rajouter une ou plusieurs lamelles de courgettes. Saler, poivrer.
  3. Rouler les sabres en les maintenant bien serrés et les piquer avec un ou deux cure-dents pour les faire tenir.
  4. Continuer avec les autres sabres selon le nombre de convives.
  5. Dans un plat allant au four, tapisser de tomates, d'oignons et de courgettes, le tout arrosé d'huile d'olives (aromatisée au basilic, c'est encore meilleur). Saler, poivrer.
  6. Installer les spirales de sabre sur ce lit de légumes et passer au four préchauffé 200° pendant 15 à 20 minutes.
Servir avec du riz ou autre selon vos goûts et l'inspiration du moment.


dimanche 1 mars 2009

La Carbo de Marjo

Alors, il y a quelques jours j'ai du relever un sacré défi :
réaliser une carbonnade flamande pour 200 personnes !


Le pire c'est que je n'en avais jamais cuisinée auparavant.
J'ai donc "potassé" et fais quelques tentatives à la maison
pour élaborer LA recette que je vous présente ci-dessous.


Et je suis fière de vous annoncer que ma recette a remporté un franc succès,
tout le monde en a redemandée
et je l'ai même exportée jusqu'en Alsace !


Au passage, j'en profite pour remercier mon papa
pour son aide en cuisine lors de ce fameux challenge !


Préparation : 15 min
Cuisson : 3-4 h (au moins !)

Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 1,5kg de bœuf (viande type pour bourguignon : mélange macreuse, paleron, collier..)
- 3 oignons émincés
- 2 à 3 tranches de pain d'épice
- 50g de cassonade brune ou vergeoise
- 2 tranches de pain blanc couvertes abondamment de moutarde à l'ancienne
- sel, poivre
- 2 bouteilles de 33cl de bière brune (genre Chimay Bleue)
- 2 cuillères à soupe d'huile
- 25g de beurre salé
- 2 feuilles de laurier
- 1 branche de thym

Préparation :
1- Dans une cocotte, mettre le beurre et l'huile.
Quand c'est chaud, ajouter la viande coupée en morceaux de 4 cm environ,
les faire revenir jusqu’à obtention d’une belle couleur.

2- Ajouter les oignons émincés, ne pas les noircir, ils doivent rester blonds. Baisser le feu.

3- Jeter en pluie la cassonade afin de légèrement caraméliser l’ensemble.
Bien remuer.

4- Tartiner les tranches de pain avec la moutarde,
et poser les sur la viande coté moutarde.

5- Verser par dessus les 2 bouteilles de Bière.

6- Couper en gros morceaux le pain d'épice, l'ajouter à la préparation
avec le laurier et le thym. Saler, poivrer. Mélanger de nouveau.

7- Couvrir, et faire cuire à feu très doux 3 h au minimum
(ou dans un four à 160° pendant 2 bonnes heures puis baisser à 110°
jusque la fin de la cuisson) en remuant régulièrement.
Laisser cuire jusqu’à ce que la viande se délie très facilement.
La sauce doit être semi-épaisse (si trop liquide, rajouter un peu de Sauceline).


Vous pouvez préparer ce plat à l’avance et le faire réchauffer (toujours à feu doux),
voire le laisser encore mijoter avant de le servir avec un gratin dauphinois,
des pommes de terre en robe des champs ou bien des frites,
bref des patates QUOI … qui peuvent être accompagnées de haricots verts frais
(chi, chi, ché bon pou’t’ sinté !)

Bon appétit !

Me revoilou !

Bonjour les ami(e)s,

Après de longs mois d'absence, je reviens poser ma plume sur ce blog...
En gros, c'est que je vais vraiment mieux !

Etant en vacances cette semaine, je pense avoir un peu de temps pour vous laisser quelques recettes "made in Marjorie" faites récemment. Il n'y aura pas forcément de photos pour faire saliver vos papilles, il faudra donc me croire sur parole et tester vous même pour la version illustrée !

Alors à très bientôt.

Bises.

Gourmandisement.

M.

lundi 10 mars 2008

des nouvelles...

Bonjour,

Presque 5 mois que je n'ai pas écrit sur ce blog... et le dernier message n'était pas une recette de cuisine mais un billet d'humeur de très mauvaise humeur.

En fait un mois après ce dernier message, j'ai fait ce que l'on appelle un "burn out total", en français une dépression réactionnelle à un épuisement professionnel.

C'est dur, c'est long à sortir la tête de l'eau mais j'avance bien. Côté personnel je commence à me reconstruire, à retrouver mon équilibre et bien sur ça se ressent aussi sur le reste de ma famille. Tout le monde commence à retrouver ses marques et la communication reprend petit à petit.

Plusieurs phases se mettent en place quand "le burn out" vous tombe dessus. D'abord une phase d'incompréhension et de déni. Puis l'acceptation qui est très douloureuse, ensuite il y a le contre-coup de ces 2 premières phases pendant lequel vous êtes complètement HS. Ensuite vient la phase de réflexion sur ce qui a causé ce déséquilibre émotionnel mais aussi ce désordre chimique au niveau du cerveau. Car au début je culpabilisais énormément car je pensais qu'il n'y avait qu'un désordre émotionnel et qu'il fallait juste que je veuille m'en sortir pour que tout rentre dans l'ordre mais j'avais beau me donner des "coups de pieds aux fesses", je n'avais plus aucune prise sur ma volonté. Et cela vient en fait du déséquilibre chimique d'où la nécessité de prendre des médicaments en plus du suivi psychologique.

4 mois donc que je suis en arrêt de travail, c'est long, même si j'avance apparemment assez bien selon l'avis des médecins, je trouve ça encore trop long. En effet, j'ai de plus en plus de jours "up" que de jours "down", je retrouve l'envie de faire des choses, de rencontrer mes proches et le sourire spontané commence à revenir. J'aime à dire que le ciel commence à s'éclaircir au-dessus de ma tête mais que j'ai encore besoin d'un parapluie car certains nuages gris restent très menaçants.

Mais ces jours "down" sont terribles : j'ai l'impression que mon cerveau est dans une camisole invisible qui m'empêche d'agir, de réagir, de choisir et même de penser. Je comprends que cela soit difficile à comprendre pour l'entourage car ce n'est pas forcément visible ou "palpable" et donc difficile à appréhender, c'est pour cela que j'essaie de définir ma souffrance par des "images" pour que les gens arrivent un peu à l'imaginer mais honnêtement, même moi qui ai toujours été quelqu'un de sensible aux problèmes psychologiques des gens, je pense que tant qu'on n'est pas passé par là (et je le souhaite à personne !), on ne peut pas vraiment sentir le chaos intérieur que vit une personne souffrant de cette maladie qu'est la dépression et les efforts à faire pour se sortir de ce piège terrible.

Maintenant que ça commence à aller mieux au niveau personnel, je peux commencer à "travailler" sur la future reprise de mon activité professionnelle. Je dis "travailler" car c'est vraiment ça, j'ai un gros travail à faire avec la psychologue car je suis encore en plein blocage sur ce point. Avec le recul, je me suis rendue compte que cet puisement professionnel était latent depuis plusieurs mois et en en discutant avec la médecin du travail, il est clair que cela faisait déjà plusieurs mois que je n'étais plus "en capacité de travailler". Acculée par tout ce que j'avais à faire, je ne pouvais plus absorber et j'avais beau le signaler à mes responsables, mes alertes n'étaient pas entendues et moi même finalement je continuais à absorber, à absorber jusqu'au jour du 12/11/2007 où mon corps s'est rebellé et a dit stop en déclenchant une énorme crise d'angoisse lors du trajet qui me menait à mon bureau...

Résultat : aujourd'hui, professionnellement je n'ai plus confiance en moi, en mes capacités d'analyse, en mes capacités intellectuelles, en ma concentration, en mon équilibre émotionnel face aux aléa à gérer. Vais-je être capable d'assurer mes responsabilités inhérentes à ma fonction ? Vais-je être capable de dire stop, de dire non, et que cette fois ce soit réellement entendu et si ce n'est pas le cas, ne pas me laisser "bouffer".

Et si j'arrive à me refaire confiance, il faut aussi que j'arrive à avoir de nouveau confiance en la structure, car j'ai vraiment eu l'impression de n'être qu'un pion utilisé puis abandonné sur le bord de l'échiquier. Et la structure va-t-elle me refaire confiance. Va-t-elle me redonner des responsabilités ? ou va-t-elle maintenant me trouver trop fragile et me donner que des "menus travaux" ?

En gros, j'ai peur de replonger, de me reprendre le mur et de me retrouver dans le même état de "robotisation", de "déshumanisation" dans lequel je me trouvais en novembre dernier et les mois d'avant. Peur ne ne plus "être vraiment là". Peur ne ne plus "être vraiment moi".

Voilà toutes les questions qui forment les briques solides du mur qui se trouve devant moi actuellement et que j'ai à surmonter... Mur qui est bien jointoyé par un ciment fait de la culpabilité d'avoir "abandonner mon poste comme une voleuse", celle d'avoir délaissé ma famille pendant un long moment et aussi la honte d'être dans cet état dépressif alors que "j'ai tout pour être heureuse"...

Mais ici, il n'est même pas question d'être heureuse ou malheureuse. Je ne suis pas une personne dépressive, ce n'est pas du tout dans mon caractère, je souffre "juste" d'un état dépressif lié à des circonstances bien précises, je sais donc que je suis dans une phase difficile mais pas insurmontable alors je me donne tous les moyens pour m'en sortir et dans ce combat j'ai beaucoup de chance d'avoir à mes côtés de bons médecins, que ce soit mon médecin traitant ou le médecin du travail. Attentifs et sensibles à cette maladie, il me donne une des armes indispensables au rétablissement : le temps.

Alors, voilà, ce petit message juste
pour vous donner de mes nouvelles
et vous dire que j'avance, je vais mieux,
j'espère continuer sur cette voie
et pouvoir bientôt sortir sans mon parapluie...